Saviez-vous que "vespa" signifie "guêpe" en Italien ?
lundi 9 février 2015
dimanche 11 janvier 2015
Toscane à moto - Day 8: Retour par les Alpes Apuanes
Toscane à moto - Day 8: Retour par les Alpes Apuanes
Ce matin nous quittons la douceur florentine pour amorcer notre retour en France. Direction le nord de l'Italie afin de retourner en Ligurie, à Chiavari où nous avons séjourné à l'aller. Pour ce trajet de retour, nous traverserons les Alpes Apuanes dont le nom est issu des Apuani, ancien peuple de la Ligurie.
Mais avant cela, nous profitons du soleil en faisant trainer notre dernier petit-déjeuner, sur la terrasse du gite.
Les 50 premiers kilomètres de route sont pénibles car nous circulons dans des zones urbanisées où nous enchaînons limitations de vitesse, feux rouges, dépassements,… TomTom nous offre, une dernière fois, l'occasion de faire du off road. Cependant, cette fois-ci, la route est pentue et très défoncée et nous faisons demi tour. Juste le temps pour moi d'immortaliser cet instant.
![]() |
| TomTom nous fait faire un dernier petit coup d'off road. Vraiment le dernier, promis-juré puisque l'an prochain, Philippe nous a dit qu'il saurait se servir de son GPS. :-p |
Philippe et moi tombons alors d'accord sur le fait que, l'an prochain, nous devrons troquer nos montures pour des 1200GS afin de pouvoir suivre de part en part les tracés calculés par TomTom, même en hors piste :-p
A partir de Postoia, nous quittons la plaine pour attaquer les routes de montagnes. Le rythme devient plus enjoué. Nous alternons les virages les uns après les autres le long de collines peuplées d'arbres. Grâce à l'altitude, même modérée, nous ne souffrons pas de la chaleur. Nous nous arrêtons cependant dans un petit café, dans le village de Cireglio, pour nous désaltérer (© les balades où on boit bien).
Nous reprenons ensuite à route, à un rythme modéré. Les magnifiques paysages de Toscane ont laissé place à des forêts de moyenne montagne, rappelant par moment les Vosges ou le Massif Central. La vue est plaisante mais, il faut le reconnaître, elle nous marque moins que ce que nous avons vu les 7 jours précédents.
Au bout d'un moment, nous apercevons une énorme carrière à ciel ouvert: la montagne disparaît petit à petit sous les assauts des hommes.
![]() |
| L'industrie minière est capable de sculpter le paysage. Rarement en bien... |
Après un café italien pas trop serré, pour une fois, nous remontons sur nos motos et nous roulons à travers une zone montagneuse. Sur la route, un col s'ouvrant sur une superbe vue nous incite à nous arrêter. Malgré notre repas digeste du midi, notre pause s'est éternisée. A la fois pour nous reposer, pour nous désaltérer, nous refroidir et aussi pour profiter de la vue.
![]() |
| La vue est belle, l'endroit est calme... nous sommes restés là pour faire une pause. |
![]() |
| La chaleur déjà intense du mois de juin fait fondre le bitume et les béquilles s'y enfoncent petit à petit. |
Malgré notre envie de rester, liée au bien être ambiant et au calme de la montagne, nous reprenons la route. Nous engageons notre descente vers la côte pour finir par y retrouver des zones plus densément peuplées, avec les inconvénients afférents malheureusement. Dans ces conditions, le choix de l'autoroute devient donc LE bon choix pour arriver rapidement. C'est donc sans aucun remords que nous prenons l'autostrada qui nous permet d'échapper aux bouchons et nous laisse espérer la possibilité de nous plonger dans la piscine en arrivant.
Peine perdue: la piscine de l'hôtel est en train de fermer quand nous y arrivons… mais pas le bar, heureusement (gracié milo, monsieur le barman). Nous prenons une petite bière avant d'aller manger. Nous sommes, au passage, déçus que l'hôtel ne nous propose que des bières allemandes. Mais, où est notre Moretti traditionnelle ??? (pas gracio milo, finalement, monsieur le barman).
Comme plusieurs d'entre nous sont à sec (d'argent, hein, pas de bière), nous cherchons un distributeur. Les Italiens que nous rencontrons ne parlent pas anglais. Nous, pas l'italien. Nous nous perdons donc dans nos recherches, ce qui nous permet de visiter la ville. Chiavari (c'est son nom) est une station balnéaire d'apparence plutôt chic, ou qui l'a été à une époque en tout cas. Elle est peuplée de gigantesques hôtels particuliers, désormais divisés en appartements, le tout saupoudré de magnifiques monuments (églises, palais de justice). De nombreuses façades sont décorées en trompe l'oeil. D'après ce que nous en avons vu, on est, ici, loin des villes à tourisme de masse.
Ce soir là, c'est mon dernier repas en Italie :'( (pour ce voyage-ci. Je retournerai là bas dès que je pourrai!).
En nous baladant, nous croisons le chemin d'un café racer, à vendre. Une moto datant de 81, une époque où Yamaha savait faire des motos originales. La moto qu'il me faudrait si elle existait en version moderne: un moteur 3 cylindres (comme ma Triumph) et une transmission à cardan. Monsieur Yamaha ou monsieur Triumph, si tu m'entends… ;-)
EPILOGUE
Le retour se fera en deux étapes pour moi. Chiavari - Antibes, tout d'abord, pour faire un petit coucou à mes parents. Antibes - Paris pour finir. Pas grand chose à raconter si ce n'est que Paname m'a accueilli comme il se doit : la pluie et les bouchons étaient bien au rendez vous.
En arrivant, le compteur journalier de ma moto affichait 3663km. Un beau petit voyage :-)
Je garde un merveilleux souvenir de ce voyage et je me pose encore la question de savoir lequel de mes deux derniers road-trips j'ai préféré: celui en Corse ou celui en Toscane?
Cela fait plusieurs moi que je suis rentré et je n'arrive pas à me décider. Je les mets donc à égalité dans mes plus beau souvenirs à moto :-)
dimanche 4 janvier 2015
Toscane à moto - Day 7: Day off. Visite de Florence
Toscane à moto - Day 7: Day off. Visite de Florence
Bon, OK, OK, pas de moto aujourd'hui. Cependant la visite Florence fait partie des incontournables du road trip. Et cette ville ne se visite pas à moto…
Florence est la capitale de la Toscane et reconnue comme un joyau de la Renaissance. Elle a été, durant de nombreuses années, administrée par les Médicis qui y ont laissé leur marque et qui ont surtout permis à de nombreux artistes majeurs d'y étaler leur talents.
En d'autre termes, en visitant cette ville, on en prend plein les yeux!
En d'autre termes, en visitant cette ville, on en prend plein les yeux!
![]() |
| Le Palazzio Vecchio: symbole du règne des Medicis sur Florence. |
Aujourd'hui, notre groupe s'est séparé en deux. Teddy et moi avons opté pour le bus pour descendre en ville. Rita, Philippe et Jean-Luc, en bon motards, on sont restés attachés à leurs montures pour aller à Florence, faisant confiance à TomTom pour les y guider (ou pas...).
Il fait chaud dès le matin. La tenue short et T-Shirt s'impose. Je n'aurais pas été rassuré de circuler dans cette tenue à moto, mais, comme nous avions choisi de voyager en transport en commun, pas de problèmes de ce côté là. Le trajet est rapide, en 20mn nous sommes en centre ville et nous attaquons la visite.
Premières impressions: les rues étroites et les immeubles de 5/6 étages font beaucoup d'ombre dans la rue nous protégeant du soleil. Cette architecture est typique des villes des pays méditerranéens et me rappelle le centre de Naples que j'avais visitée l'an dernier.
![]() |
| Le Palazzio Pitti, première étape de notre visite |
Nous nous dirigeons vers le Palazzio Pitti, première étape de notre visite. Ce somptueux palais a été construit en 1457 par un banquier, Luca Pitti, qui voulait dépasser le faste des Médicis. Ironie du sort, ce sont les Médicis qui ont acheté ce palace inachevé à ses héritiers ruinés en 1540. On y trouve d'ailleurs, à de nombreux endroits, l'emblème des Médicis.
![]() |
| Partout à Florence, vous verrez ce logo: c'est celui des Médicis |
![]() |
| Ce logo là, en revanche, vous le verrez partout en Italie: il n'est pas spécifique à Florence ;-) |
Nous nous dirigeons ensuite vers le Ponte Vecchio (le vieux pont) qui est le plus ancien pont de la ville. Il fut construit en 1345 et était, à l'origine, occupé par des bouchers, tanneurs et forgerons qui trouvaient pratique de pouvoir jeter leurs déchets dans l'Arno, la rivière qui traverse Florence. Ils en furent chassés en 1593 pour être remplacés par des joaillers et des orfèvres qui s'y trouvent toujours.
Pour prendre de bonnes photos de ce pont, il ne faut surtout pas y rester car il est couvert de touristes. On en a une bien meilleure vue depuis les bords de l'Arno, la rivière qui traverse Florence.
![]() |
| Le fameux Ponte Vecchio, le plus ancien pont de Florence |
Nous descendons encore l'Arno sur quelques centaines de mètres puis nous bifurquons vers la droite pour nous rendre à la Piazza della Signoria; place sur laquelle se trouve le Palazzio Vecchio (Pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents, je vous laisse traduire: le V___x Pal__s ;-)), siège du pouvoir des Médicis. En face et à côté de ce palais se trouvent des reproductions de nombreuses statues connues (le David de Michelange, l'Enlèvement des Sabines de Jean de Bologne, le Persée de Cellini) ou d'autres, moins connues. Je reste encore en admiration face aux drapés des statues taillées dans le marbre de Carare. La sculpture es tellement finement réalisée que l'on s'attendrait presque à voir le tissu bouger au moindre coup de vent. La pierre est dure mais les artistes y ont réalisé des oeuvres magnifiques, conçues pour durer.
![]() |
| Le David de Michelange. La partie inférieure du corps a été censurée pour ne pas choquer nos plus jeunes lecteurs. |
Nous enchaînons ensuite avec la cathédrale Santa Maria del Fiore (Sainte-Marie-de-la-fleur, en référence à la madone de Florence, mais aussi au lys des armes florentines). Située sur la Piazza del Duomo, elle a été bâtie entre 1296 et 1434 (soit sur une durée de 140 ans!). Cette cathédrale impressionne tant par ses dimensions (elle est plus longue et plus haute de Notre Dame de Paris), que par sa décoration extérieure.
![]() |
| La cathédrale Santa Maria del Fiore est une tuerie architecturale. |
Nous ne tentons pas de rentrer dans la cathédrale en raison de la queue importante qui se presse à l'entrée. En revanche, nous nous attardons atour de ce magnifique monument, et notamment en face du campanile dont la porte en bois recouvert de feuilles d'or révèle des sculptures d'une finesse remarquable représentant plusieurs scènes de la Bible.
![]() |
| Un extrait des scènes bibliques qui ornent les porte du campanile. |
Il est bientôt l'heure de manger. Nous nous promenons encore un peu avant de nous poser à la terrasse d'un restaurant. A la fin du repas, le reste du groupe passe à côté de nous. Ils sont arrivés tards dans Florence: un peu perdus par TomTom et un peu retardés par la recherche d'une place où poser les motos. Nous poursuivons ensuite notre visite, séparément. Eux préférant rentrer tôt à l'hôtel pour profiter de la piscine et nous voulant visiter encore un peu plus.
Notre balade de l'après midi nous amènera à la Piazza della Repubblica (je ne me donne même plus la peine de traduire, vous êtres devenus des pros de l'italien...). Un arc de Triumph… pardon, lapsus révélateur, un arc de triomphe y célèbre les 6 années durant lesquelles Florence a été la capitale de l'Italie (entre 1865 et 1871).
![]() |
| La Piazza della Repubblica et son arc de Triumph |
Nous voulons ensuite visiter un musée. Je tiens absolument à aller aux musée des Offices afin de voir le tableau "La Naissance de Vénus" de Botticelli. Malheureusement, impossible d'y entrer car le musée est fermé le lundi (donc conseil pour visiter Florence: éviter d'y aller le lundi si vous voulez visiter un musée ou deux!).
| La naissance de Vénus de Botticelli: à voir tous les jours de la semaine, sauf le lundi. |
Nous nous rabattons sur les jardins de Boboli, derrière le Palazzio Pitti (retour à la case départ) où sont exposées quelques statues. En outre, ce jardin surplombe Florence et j'espère y trouver une vue dégagée sur le haut de la cathédrale Santa Maria del Fiore afin de la photographier (bon, je vous le dis tout de suite, ce n'est pas là qu'il faut aller pour prendre cette photo...). Nous passons un agréable moment dans ces jardins, qui sont relativement grands mais installés sur une colline: ça grimpe!
![]() |
| Derrière cette porte se cachent les jardins de Boboli. |
Le retour au gite se fait en bus sans problème. Il fallait juste être vigilant pour ne pas rater l'arrêt! (mission accomplie, mais je l'ai vu au dernier moment...) et surtout, se re-taper une bonne grimpette à pied sous le soleil.
![]() |
| La récompense après une journée bien chaude: tant au niveau de la fraicheur de l'eau que de la vue? |
Nous reprendrons ensuite les motos pour aller manger. Errant un peu dans Florence avant, finalement, de retourner au restaurant de la veille, auprès de la serveuse albanaise que nous apprécions tant ;-) (ça, ça reste entre nous, hein, Madame n'est pas au courant…).
lundi 22 décembre 2014
Toscane à moto - Day 6: Sienne et les collines du Chianti
Oh là là. Encore du soleil! :-p
Les premières routes que nous prenons sont de véritables paysages de carte postale avec les collines vallonnées dotées de courbes toutes féminines, complétées de cyprès plantés aux bord des routes. Evidemment, je retarde tout le monde pour faire des photos. Je ne peux pas résister...
![]() |
| Des paysages comme ça, ça me donne envie de m'arrêter tous les deux cent mètres pour faire des photos... |
C'est dimanche aujourd'hui, les motards italiens sont de sortie et certains attaquent fort. L'un deux, venant d'en face, n'hésite pas à doubler une voiture à vive allure, partageant sa voie de gauche (donc notre voie) avec Teddy et moi qui arrivons en face. Aujourd'hui, il faudra être prudent, très prudents.
![]() |
| Pause photo, encore une... ;-) |
Le remplissage des réservoirs, en ce beau dimanche de juin, est une véritable épreuve. Aucune station service n'est ouverte et il faut affronter des automates pas franchement coopératifs. La première station service où nous nous arrêtons refuse de prendre nos cartes bleues. La seconde ne fait pas mieux, mais elle accepte le paiement par billets. Evidemment, elle ne rend pas la monnaie. Jean-Luc n'a que des grosses coupures sur lui. Il met un billet de 50€ dans la machine. S'en suit un gros moment de stress car la machine, après qu'il ait sélectionné le carburant, lui demande d'insérer un nouveau billet…
... les 50€ ?!...
... l'essence ???...
... désespoir ...
...
Heureusement, au bout d'un moment, la pompe à essence délivre enfin son précieux liquide. *ouf* La tension retombe…
... les 50€ ?!...
... l'essence ???...
... désespoir ...
...
Heureusement, au bout d'un moment, la pompe à essence délivre enfin son précieux liquide. *ouf* La tension retombe…
![]() |
| Les routes de l'après midi étaient un peu moins sympathiques que celles du matin, il faut le reconnaître. Par ailleurs, la chaleur intense n'aidait pas à les apprécier. |
Les pleins faits, nous reprenons notre chemin en direction de Sienne. Philippe nous arrête dans un petit village car il a repéré des vieilles voitures qui se rassemblent pour un rallye touristique. Quelques voitures italiennes, principalement des Fiat (majoritairement des Fiat 500) et des Alfa Romeo sont exposées, de même que quelques motos, Moto Guzzi, principalement. Nous prenons notre temps pour en faire le tour tellement elles sont belles. D'ailleurs, si j'avais pu le faire, je me serais bien ramené une Fiat 500 dans mes bagages (ainsi q'une des Vespa croisées la veille), mais je n'avais pas de crochet d'attelage sur la Triumph, donc pas possible. Nous regardons les véhicules partir un par un avant de reprendre la route.
![]() |
| Vous cherchez une voiture vintage pas chère ? La Fiat 500 est faite pour vous! |
![]() |
| Quelques motos participaient également au rallye touristique. |
Nous prenons notre repas dans un restaurant à l'ambiance familiale de la ville de Taverne d'Arbia. C'est dimanche et des familles sont attablées autour de nous. L'ambiance est très conviviale et les clients discutent de table à table. Pas comme en France où chacun reste dans sa bulle à lui...
A cause de la chaleur, je ne prend pas de plat chaud, mais une salade garnie de deux énormes boules de Mozzarella di Buffala. Encore une fois, un plat simple servi avec des aliments particulièrement savoureux: je crois que je n'ai jamais eu l'occasion de manger une Mozzarella aussi bonne en France (OK, c'est pas dur, en France, on n'a droit qu'à de la Mozzarella industrielle… et encore, elle est en général faite avec du lait de vache, quelle hérésie!).
Le retour aux motos se fait sous une chaleur pesante. Il est 15h, c'est le moment le plus chaud de la journée.
A cause de la chaleur, je ne prend pas de plat chaud, mais une salade garnie de deux énormes boules de Mozzarella di Buffala. Encore une fois, un plat simple servi avec des aliments particulièrement savoureux: je crois que je n'ai jamais eu l'occasion de manger une Mozzarella aussi bonne en France (OK, c'est pas dur, en France, on n'a droit qu'à de la Mozzarella industrielle… et encore, elle est en général faite avec du lait de vache, quelle hérésie!).
Le retour aux motos se fait sous une chaleur pesante. Il est 15h, c'est le moment le plus chaud de la journée.
![]() |
| Le piège des motards dans les restaurants italiens: le digestif. |
Nous arrivons dans les vignes du Chianti et la chaleur devient particulièrement forte. La canicule nous avait épargnés depuis le début de notre séjour, mais là, l'ambiance devient infernale, au sens calorifique du terme. Nous décidons de zapper Sienne à cause de la chaleur intense car nous savons qu'une piscine nous attend à l'hôtel et que, le lendemain, nous aurons l'occasion de visiter un autre des joyaux de la Toscane : Florence.
Vers 16h30, nous arrivons à la chambre d'hôte. Elle est située en périphérie de Florence, sur une colline. C'est une gigantesque maison de maître qui doit bien avoir 200 ans, voire plus (murs épais, tour de guet). Elle est située au milieu d'un petit champ oliviers. Ca fait très couleur locale. Nous nous précipitons dans la piscine. L'eau est froide par rapport à celle de l'hôtel précédent car il n'y a pas de source thermale ici. On profite également d'une vue magnifique et bien dégagée sur un vieux couvent, des maisons de vieilles pierres et d'autres champs d'oliviers. Tout est calme. Au loin on entend sonner les cloches et passer quelques motos. Une douce odeur de lavande flotte autour de la piscine. Le sommeil nous gagne….
![]() |
| La piscine: l'outil indispensable au repos du motard. Une fois de plus, une vue magnifique était au rendez vous. |
Dans la soirée, les moustiques débarquent. Le restaurant où nous mangeons le soir est d'ailleurs bien équipé pour lutter contre cette vermine volante: encens pour les éloigner et spray apaisant pour soigner les piqures. Ce soir, la sélection du restaurant a été assez simple: j'ai guidé le groupe jusqu'à ce que je sente une douce odeur de cuisine se répandre dans l'air. Un parking a proximité a fini de me convaincre que nous étions arrivés au bon endroit. Nous n'avons pas regretté ce choix car nous sommes bien régalés, ce soir là, et la serveuse…
...et bien la serveuse…
…comment dire?
…comme nous avons convenu, "ce qui se passe en Italie, reste en Italie!".
dimanche 14 décembre 2014
Toscane à moto - Day 5: Le tour du mont Amiata
Afin de pouvoir rentrer pas trop tard dans l'après midi, nous nous sommes donnés rendez-vous à 8h pour le petit déjeuner. Le temps est magnifique et l'hôtel dispose d'une grande terrasse où nous prenons le petit déjeuner. La vue est magnifique, le terrain vallonné est recouvert de petites parcelles de formes variées peuplées de forêt, d'oliviers et de céréales. Cette configuration quasi-aléatoire confère toute sa beauté au paysage: nous sommes loin de la culture intensive pratiquée dans la Beauce où des champs d'une uniformité ennuyeuse répondent à la platitude du terrain. En Toscane, nous sommes au coeur d'une très belles province qui a su conserver une certaine tradition agricole, heureusement.
![]() |
| Du soleil, des forêts, des reliefs, de la polyculture, des maisons entourées de cyprès: nous sommes bien en Toscane |
Notre meute part de l'hôtel avec un peu de retard. Rita a choisi de rester sur place pour profiter de la piscine de l'hôtel et des magnifiques environs.
Nous montons sur nos motos et nous partons en direction du mont Amiata, un petit volcan éteint depuis longtemps.
Le roadbook nous fait d'abord traverser quelques jolis villages. Nous nous arrêtons dans l'un d'eux, à Abbadia di San Sambatore où nous faisons le plein des motos avant de prendre une pause café.
![]() |
| Teddy et Jean Luc, prêts à partir pour de nouvelles aventures :-) |
Nous repartons ensuite vers le mont Amiata qui culmine à 1738m (c'est un peu plus haut que le Grand Ballon, dans les Vosges, qui culmine a 1424m). Cette altitude est suffisante pour que la végétation change radicalement. Plus nous montons et plus nous découvrons un paysage montagneux qui rappelle les Alpes que nous avons traversées à l'aller: une dense forêt de pins remplace désormais les cyprès de la vallée. Les pics jaunes et noirs au bord de la route nous rappellent que l'hiver est rude à cette altitude et que la neige recouvre la route à la saison froide.
![]() |
| Ambiance "routes de montagnes" sur le mont Amiata. L'altitude et l'ombre des arbres nous apportent un peu de fraicheur. C'est bien agréable. |
![]() |
| Les piquets noirs et jaunes au bord de la route sont la pour témoigner de la présence de la neige à la saison froide. |
En redescendant par l'autre versant, nous croisons un motard italien en Ducati, habillé en combinaison de piste, un genoux sorti, moteur à haut régime, en pleine recherche de trajectoire. Nous ne roulons pas dans la même optique que lui, préférant profiter de la vue plutôt que de la route.
![]() |
| J'adore ces petites stations service de campagne, même si l'essence n'y est pas bon maché... |
A l'entrée d'un village, je rattrape la meute arrêtée à côté d'une voiture de carabineri.
Que se passe-t-il ? Un contrôle de police ?
Que se passe-t-il ? Un contrôle de police ?
Non, rien de tout cela. Il est 13h passé, il commence à faire faim et Philippe leur demande où l'on peut trouver un restaurant. Ils nous en indiquent un, très gentiment. Nous nous arrêtons donc un peu plus loin, à la terrasse d'un restaurant où nous sommes les seuls clients. Je teste un repas tout simple et finalement facile à faire: des dés de viande de boeuf cuits dans l'huile d'olive, un peut de roquette par dessus et quelques lamelles de parmesan. Un plat tout simple mais délicieux car fait avec des ingrédients riches en goût. C'est là tout le secret de la cuisine italienne (je l'ai refait plus tard à la maison en déglaçant la poêle de cuisson du boeuf avec du vinaigre balsamique. Ca apporte une petite touche acidulée complémentaire très agréable).
![]() |
| Une petite terrasse de resto bien sympathique : au calme et à l'ombre. |
L'après midi, nous croisons un peu plus de moto que les jours précédents. Il faut dire que c'est le début du weekend (on est samedi) et les motards commencent à sortir. J'avoue que l'on se demandait un peu où ils se cachaient, tellement les motos étaient rares sur la route.
Donc des motards… mais pas que! Les Italiens sortent également sur de vieilles Vespa seuls ou en groupe, parfois avec un gros sac à dos pour le weekend. A un feu de travaux, un groupe d'une dizaine de Vespa, nous voyant arriver sur nos grosses motos, nous laissent gentiment passer en nous faisant des petits signes sympas. Bonne ambiance sur la route :-)
En fin de journée, arrivée à l'hôtel, graissage de la chaîne puis piscine (test des deux températures: tiède en fin d'après midi puis chaude en début de soirée), repos sur les relax dans le soleil plongeant pendant que Rita faisait des photos compromettantes des motards fatigués.
![]() |
| Piscine chauffée et pas trop fréquentée. Vue superbe. Un vrai régal après une journée passée à suer dans le casque! |
![]() |
| Bagno Vignoni: dans cette station thermale, la place principale est remplacé par un un grand bassin. Le village a su garder son cachet de sa construction, à la Renaissance. |
Au repas, pris dans une Enoteca (oenothèque en français) on nous propose des bières locales au citron, au safran et à la châtaigne (non, pas de Pietra, cette fois…) que l'on s'empresse de goûter bien évidemment ;-) Ce soir là, je choisi une pizza blanche: mozzarelle, noix, jambon cru. Encore un plat simple avec des ingrédients goûtus. Une vraie tuerie.
![]() |
| Dégustation de bières locales ce soir. (Crédits photos: Rita) |
dimanche 7 décembre 2014
Toscane à moto - Day 4: San Giminiano et les petits villages de la campagne toscane
Toscane à moto - Day 4: San Giminiano et les petits villages de la campagne toscane
![]() |
| En Toscane, partout où se pose le regard, c'est magnifique. |
Ce matin, nous quittons Montaione (sans en faire trois fois le tour du village :-p) et nous prenons la direction du sud par la Strada Provinciale 69 pour rejoindre le village de San Giminiano. Ce village est l'un des villages médiévaux les plus pittoresques que nous ayons vu durant notre périple. Nous garons les motos en dehors des remparts (l'enceinte de la ville est quasiment totalement piétonne), sur des parkings à 2 roues. La rue où nous somme, fortement pentue, nous oblige à plusieurs manoeuvres avant de trouver une position correcte pour nos motos.
Je prends ensuite la direction de la vieille ville, mes camarades soiffards préférant prendre un pot en m'attendant. La principale caractéristique de San Giminiano réside en la présence de maisons affublées de tours qui, à une époque reculée, étaient symboles de puissance économique (la tradition perdure à la Défense, me semble-t-il…). En 1300, on en recensait 72 dans la ville, mais il n'en subsiste aujourd'hui que 13.
![]() |
| San Giminiano et ses fameuses tours carrées |
Les maisons médiévales sont particulièrement bien conservées et il faut reconnaître que les places, situées en haut de la ville ont un certain cachet pour ce qui a été une ville fortifiée.
Judicieusement placée au sommet de la rue principale (je ne vous raconte pas la suée que l'on prend quand grimpe une rue pente avec son équipement de motard sous le soleil, vous connaissez…), la gelateria Dondoli est affublée du titre du "meilleur glacier du monde". Je ne suis pas forcément une référence en la matière, mais la glace mangue-fruits de la passion que je me suis offerte était une vraie tuerie, pour un prix modique, de surcroit. Je recommande donc vivement cette gelateria ;-).
![]() |
| Petite ruelle pittoresque de San Giminiano |
Nous poursuivons ensuite notre route en direction de Volterra, une autre cité médiévale, puis nous continuons vers le sud. les jolies petites routes bercent notre parcours jusqu'à la ville de Pomarance où le paysage est défiguré par de gigantesques tours aéroréfrigérantes et des tuyaux en acier inoxydable qui parcourent toute la vallée. Nous comprenons rapidement que ce sont les conduits qui alimentent une centrale géothermique. Cette énergie verte provient de la chaleur du sous-sol qui transforme l'eau en vapeur qui est ensuite utilisée pour produire de l'électricité. Un musée (gratuit!) y explique les principes de base du fonctionnement de la centrale.
![]() |
| Ces grandes tours aéroréfrigérantes dévisagent le paysage. Pourtant, elles permettent de produire une énergie verte. On ne peut pas tout avoir... |
Dans la vallée suivante, nous nous arrêtons pour manger. Nous avons du mal à trouver un restaurant. Il y a bien une petite échoppe avec des bouts de pizza à emporter, mais ce qui est proposé sur l'étalage ressemble aux pizzas bas de gamme que l'on trouve en France (beurk beurk beurk!). J'interroge une Italienne qui passe je lui demande où nous pouvons trouver un restaurant. Elle me montre la boutique avec les pizza à emporter. Je lui fais comprendre moitié en anglais, moitié dans mon italien approximatif que nous espérons manger quelque chose de meilleur (motard, d'accord, mais gourmet, aussi!). Elle me demande alors de la suivre… à moto. Elle prend sa voiture et nous emmène à l'hôtel (message perso pour Anne: pour manger, hein. Pas pour autre chose!). Nous la voyons même descendre de sa voiture pour vérifier que le restaurant est bien ouvert et pourra nous servir. A-do-rable. Les Italiens sont des gens sympathiques, en général :-)
Nous la remercions (pas "grazio milo": Grazie mile :-))
Après le repas, nous reprenons notre route vers le sud. Là, le paysage change: nous roulons sous une arche d'arbres qui nous protègent du soleil à l'heure la plus chaude de la journée. C'est bien agréable. Devant, Philippe, Rita et Jean Luc ont l'opportunité de croiser quelques animaux dont un pigeon qui vient taper le pare brise de sa 1400 GTR mais sans faire de dégâts. Nous derrière, n'en voyons pas: ils ont été effrayés par le bruit du pot un peu déchicané de la Fazer de Jean Luc…
Nous arrivons finalement à notre hôtel: l'hôtel Posta Marcucci, perdu dans la campagne à côté de San Quirico d'Orcia. Il est somptueux. La vue magnifique, et il y a pas moins de trois piscines pour s'y détendre. Leur température varie entre 37 et 30°C. Elles sont alimentées, en continu, par une source thermale. Ici, pas de chlore dans l'eau car elle est renouvelée en permanence. Ajoutez à cela une magnifique vue sur la Toscane, un beau ciel bleu et une journée éreintante, et vous aurez le cocktail idéal pour vous pousser à finir la journée dans l'eau :-)
![]() |
| C'est le genre de vue que l'on avait depuis la piscine: grandiose! |
Inscription à :
Articles (Atom)









































