dimanche 6 décembre 2015

Boss Hoss, la moto de tous les surperlatifs

Je croyais tout connaitre en matière de moto, et bien non. J'ai découvert récemment un deux roues moderne que je ne connaissais pas: la Boss Hoss.



Il faut dire que ses mensurations sortent un peu des normes raisonnables:

  • 8 cylindres
  • 6.2 litres de cylindrée
  • 455 chevaux (p'têt pas en France)
  • 495 kg
  • un réservoir de 32 litres

... et un prix à la mesure de cette moto (je vous laisse imaginer).





En résumé: c'est gros, voire monstrueux, et esthétiquement réussi au final...

samedi 28 novembre 2015

Livre: le voyage a motocyclette - E. « Che » Guevara

Noël approche. C'est l'occasion d'offrir un bon livre sur la moto à un/une ami(e) motard(e).



Qu'en est-il du livre de Ernesto "Che" Guevara, Le voyage à motocyclette ?

Autant le dire tout de suite, ce livre est à éviter.

Pourquoi ?

Tout d'abord parce que malgré le titre, le voyage ne se passe pas à motocyclette ; en tout cas pendant 2/3 du livre. Au début du récit, E. Guevara et son ami partent sillonner les routes d'Amérique du sud sur leur « Poderosa », une moto de marque Norton. Seulement la moto est en mauvais état et subit rapidement plusieurs accidents de pilotage ce qui la conduit à rendre l'âme au bout de 60 pages. A partir de ce moment là, le livre, qui n'était pas inintéressant jusque là, se transforme en l'errance de deux vagabonds au travers de l'Amérique du Sud sans trop d'intérêt car assez répétitif.

Che Guevara démarrant la Poderosa au Kick (source: wikipedia)

Peut être est-ce que j'en attendait trop de ce livre, ce qui a fait que je ne l'ai pas aimé. Je voyais plutôt cet ouvrage comme le récit d'une amitié qui se forge au fil des kilomètres, le récit des galères à moto et comment les deux comparses les survolaient... Je m'attendais également à en apprendre un peu plus sur la vie de Che Guevara. Bref, tout cela, je l'ai un peu trouvé dans les 60 premières pages du livre, mais pas dans la suite. 
Le reste de l'ouvrage fait plus penser à l’errance de deux vagabonds et dont le mode de vie devient rapidement répétitif au fil des pages; Che Guevara y décrivant ses méthodes pour se loger, se nourrir et travailler. Les méthodes ne changeant que peu d'une ville à l'autre.

Passez donc votre chemin et achetez plutôt "Road Angels" d'Eric Lobo (si vous trouvez une version illustrée, beaucoup plus chère, c'est un plus) ou le Voyage de Jupiter de Ted Simons (si vous arrivez à mettre la main sur un exemplaire), si vous chercher un récit d'aventure à moto ou encore l’Eloge du carburateur, si vous cherchez plutôt un livre de réflexions sur le travail et l'épanouissement personnel. J’ai adoré ces trois livres.


Reste également le dernier livre de Henri Loevenbruck "Nous rêvions juste de liberté". C'est un roman qui a bonne presse, mais je ne l'ai pas lu. Cela ne saurait tarder, d'ailleurs. A suivre, donc...

dimanche 22 novembre 2015

"Road Angels, le tour du monde à moto", d’Eric Lobo.




Je ne sais pas pour vous, mais durant la longue période hivernale, j’ai tendance à moins rouler, en dehors trajets moto-boulot-dodo. Alors dès que je vois un film, un reportage ou un bouquin qui parle de moto, j’ai tendance à sauter dessus.

A Noël, ma compagne a eu la bonne idée de m’offrir « Road Angels, le tour du monde à moto », d’Eric Lobo.

J’ai dévoré le livre.

L'auteur a écrit un bouquin deux trucs que je ne ferai jamais (mais qui m'intriguent quand même): traverser l’ex Union Soviétique seul à moto (trop dangereux) et rouler en Harley (euh, c'est pas une Béhème, mais quand même... ;-)). Forcément, ça m’a intéressé.

Comme tout bon récit de voyage à moto, ce sont les rencontres, les galères, les moments de solitudes, mais également les moments de solidarité qui rendent l’histoire intéressante. C’est aussi le dépaysement des contrées lointaines: les milliers km parcourus entre l’Oural et Vladivostok n’ont rien à voir avec les trajets que nous connaissons en Europe: les distances entre deux villes sont bien plus longues, les routes, quand il y en a, sont dans un triste état, le danger guette à chaque instant (imprudence des automobilistes, alcool au volant, banditisme,...), les habitudes des conducteurs sur la routes bien différentes… 

Par moment, ce livre est quasiment un guide de survie en milieu hostile.

J’ai également été séduit par toutes les rencontres avec les motards locaux, passionnés et accueillants, attachants et excessifs et qui ont offert à l’auteur des moments de repos et convivialité qui pimentent l’histoire :-)

Dans ce récit d'un tour du monde, j’ai adoré les premiers 3/4 du livre qui correspondent à la traversée de l’Europe et de la Russie. La suite, le retour par la Corée, le Japon et l’Amérique du Nord, m'a trop donné l’impression d’être une simple étape de liaison pour rentrer à la maison. L'auteur en avait-il marre de rouler? d'écrire? Ce n’est peut être pas la faute de sa faute, en fait: j’avais eu la même impression en visionnant « The Long Way Round », d’Ewan Mc Greggor et Charley Bowman. Dans cette série de reportages, j’avais adoré la traversée de la Mongolie et de la Russie, mais où j’avais été déçu par leur périple sur le continent américain. Je suppose qu’après avoir traversé une étendue aussi extraordinaire que la Mongolie ou la Russie, on a de la peine pour s’émerveiller pour un environnement plus civilisé et plus conforme à notre quotidien.

Quoiqu'il en soit, je vous invite à lire ce livre, je ne pense pas qu'il vous décevra :-)

Le livre est disponible sur Amazon. C'est une bonne idée de cadeau  pour occuper un motard l'hiver, ou pour soi, pour lire au coin du feu en attendant le printemps...