vendredi 13 décembre 2019

[ROADRIP Portugal] 18 Mai 2019 / Resende boucle sud


18 mai 2019 : Boucle sud



C'est l'anniversaire de Dudu, aujourd'hui. Son pic vert a été sympa: il n'est pas venu le réveiller!
En revanche, c'est le jour du départ d'Henrique. Un moment triste vient malheureusement compenser un moment joyeux…

Je me lève à la bourre: c'est ma spécialité! J'avais compris que le départ était à 11h. En fait, c'est départ à 10h30.
J'avale mon petit déjeuner au lance-pierre: OK je suis à la bourre, mais partir sans manger est hors de question pour moi ! Au final, je n'ai pas trop retardé le groupe, tant mieux, désolé,...

On va tenter de retrouver le champ d'éoliennes en altitude d'il y a 3 jours, spot magnifique mais que nous avions traversé trop rapidement, sans prendre le temps d'immortaliser le moment.
On cherche un champ d'éoliennes. Là il n'y en n'a qu'une. C'est pas bon :-(

Seulement, voilà, on se perd, on se reperd, on égare une partie du groupe, on le retrouve. C'est un peu le bordel aujourd'hui… Ça part dans toutes les directions. Dans tout ça, le super spot, on ne le retrouve pas. Pas complètement en tout cas…
Là, il y a plusieurs éoliennes, mais ce n'est toujours pas LE spot !

On fait nos adieu à Henrique à côté d'un terrain de foot perdu au milieu de nulle part. On en profite pour offrir à Olivier son cadeau (ou plutôt, une photo de son futur cadeau): il s'agit du Potcho Kytone qu'on lui avait volé à Arguedas. Le mal est réparé, en partie en tout cas…
Alors, ça, c'est une photo du cadeau que tu vas avoir (si tu es sage..)

On prend notre repas à Parada de Ester, restaurant "Bem Estar". Les parts sont gargantuesques !  Parfois, les portions servies au Portugal sont bien trop grandes et on peut demander une demi-part qui correspond plus à ce qu'on mange dans un repas normal. C'était le cas dans ce restaurant-là, mais on ne le savait pas.

C'était peut être le champ d'éoliennes qu'on cherchait, mais, là, la météo n'est plus de la partie.

Le restaurateur nous propose de mettre les restes dans des doggy bags. On les ramène à la maison (sur ma Guzzi évidemment.... On se demande à quoi servent les grosses valises des maxitrails, hein ? ;-))

Après le resto, et une petite sieste digestive pour certains (je peux balancer les noms ?), on reprend la route. Lydia, fatiguée, rentre directement. De notre côté, nous retournons au AirBnB tranquillement, guidés par un Pierre rendu prudent par le vin portugais…

Nous traversons de petites routes sinueuses dans des forêts d'eucalyptus. On finit même par faire une overdose de virages, comme le souligne très justement Vincent à l'arrivé ! Quelques bouts de lignes droites, ce jour là, ça nous aurait reposés, je vous assure ! Ceci dit, c'est bien la première fois que j'entends quelqu'un se plaindre de l'excès de virages. D'habitude, c'est plutôt le contraire… ;-)

Le soir, on prend notre repas dans le même resto que la veille. La soirée est placée sous le signe de la chanson.
Elle est d'abord animée par un chanteur/guitariste (pas de Fado, ouf, et mieux que les chansonniers de Moutier d'Ahun !) puis par le passage à la télé de la finale de l'Eurovision (les télés sont omniprésentes dans les restos de la péninsule Ibérique. Pas très agréable, d'ailleurs…).  Les candidats ont bien changé depuis la dernière fois que j'ai regardé ça...

Ah, le poulpe, quel bonheur :-)

Le repas se termine par le gâteau d'anniversaire de Dudu, accompagné d'une dernière chanson dont on connaît tous les paroles et que l'on ressort à chaque anniversaire  ! ;-)

jeudi 12 décembre 2019

[ROADTRIP PT] 17 mai 2019 / Vallée du Douro


17 mai 2019 : Vallée du Douro


 
Après nos aventures d'hier et la fatigue aidant, nous passons une journée tranquille aujourd'hui. Une grasse matinée comme début de programme, c'est bien aussi, avant de dire au revoir à Romain qui doit déjà nous quitter 😭.

On va où, alors ?

Vers midi, nous enfourchons nos montures en comité restreint: Hélène, Lydia et Christophe ont pris la direction de Porto alors qu'Olivier, Pierre, Henrique, Vincent et moi sommes partis user nos cale-pieds dans la campagne.  On fait un bout de chemin vers l'Est, puis on revient vers l'Ouest avant de repartir vers l'Est (ça va, vous suivez ?), pas très loin du Douro, mais pas dans sa vallée pour autant. Bref, un trajet un peu au pif, histoire de rouler ;-)

La vallée du Douro: toujours aussi magique


 

Dans une descente, on croise le pendant portugais de Marc Marquez sur sa mob: descente à fond, déhanchement dans les virage, trajectoire parfaite. Je n'aurais pas aimé être derrière lui car je ne pense pas que j'aurais pu le doubler!

Petit passage culturel par la Capela de S. Pedro. Pour la culture et pour la vue, aussi...
On a fait 10km à moto, les gars. Ca va, pas trop fatigués ?


Menu virolos à volonté, saupoudré de quelques pauses photos, par-ci, par-là, tel a été notre menu du jour. 😎

Attention aux trajectoires: les bords de routes tombent à pic, par ici...


Pas de galères, aujourd'hui, pas de crevaisons, la journée à été tip top 🤘

Ravitaillement: un top cas, c'est moche, mais c'est pratique !


Le truc rigolo du jour: le serveur portugais du resto du soir parlait français mais… avec accent Belge. Et oui, il avait étudié le français en Belgique et non en France ;-)

mercredi 11 décembre 2019

[ROADRIP Portugal] 16 Mai 2019 / Parc naturel Serra Estrella & crevaison

16 mai 2019 : Parc naturel Serra Estrella



Au Portugal, pas besoin d'aller à Saint Jacques de Compostelle pour obtenir un miracle: ils arrivent parfois comme ça, en bas de chez soi. Le miracle du jour, ce sont les clignotants de l'Africa Twin de Pierre qui se sont mis à re-fonctionner normalement (avant ils s'allumaient de manière continue; aujourd'hui, ils clignotent). Explications prises auprès de l'intéressé: l'absence de pluie, un petit coup de WD40 et un coup de scotch étanche sur le  clignotant arrière ont aidé au miracle...

Bon, et sinon, quelqu'un sait comment ouvrir la trappe à essence d'une BMW ? Parce qu'avec leur système keyless, ce n'est pas si évident que ça… On a dû réfléchir un moment avant d'y arriver !

Au moment d'enfourcher nos motos, le ciel est gris et nous recevons quelques gouttes de mauvaise augure au moment du départ.

La première partie de la route nous fait remonter la vallée du Douro, puis nous bifurquons vers le sud.

Première pause-café à Armarar. Le fond de l'air est encore frais et l'absence de soleil n'arrange pas la situation (descendre au Portugal pour trouver le froid, grrrrr…)

Nous finissons par arriver au parc de la Serra Estrella, notre terrain de jeu du jour.

La météo, c'est pas ça...
Des nuages, un ciel gris, une végétation rase. On se croirait en Ecosse...
...et du virage :-)

La route nous offre de grandes courbes rapides. On se lâche un peu sur la poignée de gaz avant de faire une petite pause, histoire de souffler. Ca discute des qualités et des défauts des BMW de location. Par la suite, une petite route viroleuse nous emmène à un col a 1420m qui nous fait basculer d'un monde à l'autre. Fini le froid et la grisaille, nous descendons désormais sous le soleil. Les routes, bordées de pins, nous rappellent les routes pyrénéennes que nous avons traversées quelques jours auparavant. Les virages serrés s'enchaînent, jusque dans la vallée où nous mangerons, dans la ville de Manteigas.

Bonjour, il nous faudrait deux tables, s'il vous plait: une pour manger et l'autre pour mettre les casques !


Le départ est chaotique: on part en ordre dispersé, on fait 200m, on s'arrête autour d'une moto; celle d'Olivier. Il a un clou planté dans la roue arrière :-(
Dans le groupe, c'est ce qu'on appelle une Duval ;-)

Dans le groupe, c'est ce qu'on appelle une Duval, tellement Olivier attire les clous et les vis.

Christophe regonfle le pneu avec sa pompe sur batterie puis on repart vers Covilha, la grande ville la plus proche, pour trouver un réparateur de pneus.
Dudu et les vis: toute une histoire !

Le premier garage n'est pas le bon. Il ne répare que des pneus de voiture, mais il passe quelques coups de fils pour en trouver un qui fait les pneus de moto (j'ai déjà dit que les Portugais étaient très serviables ? ;-)). Il en trouve un. On repart vers une zone industrielle de banlieue. Le pneu est rapidement démonté par un employé. Un autre prend sa voiture pour aller acheter une chambre à air neuve. Pendant ce temps-là, l'ancienne chambre à air est réparée et l'employé la confie à Olivier "pour le cas où…". Le second employé revient au bout d'un quart d'heure.
En attendant la réparation (côté moto)
En attendant la réparation (côté Hélène)

Une fois le pneu réparé on peut repartir, enfin. Oui, enfin car il est déjà 19h et il nous faut abattre pas mal de bornes pour rentrer !

On va au plus rapide : retour par autoroute. Truc à savoir: certaines autoroutes portugaises n'ont pas de péages, mais sont payantes quand même. Le passage est contrôlé par des portiques automatiques qui lisent les plaques et il faut absolument avoir pris un abonnement AVANT de s'y engager, sinon, c'est la prune. Le truc est très mal fait car il est impossible de régulariser la situation a posteriori. Donc, en toute logique, si pas de prépaiement, c'est la prune. Sauf que là, on a eu de la chance, on ne l'a jamais reçue, la prune  en question:-)

On rentre donc par des voies rapide, dans le froid, la nuit. Le truc pas cool par excellence. On finit notre trajet en traversant un plateau d'altitude dans le brouillard, la nuit et par 4 degrés affichés par les thermomètres des bécanes. La loose totale…

Dans ces cas là, une seule stratégie à adopter: enfiler les combis de pluie, mettre les poignées chauffantes à fond et coller à la moto de devant pour ne pas se retrouver seul dans le noir avec un éclairage pas tellement plus violent que celui d'une bougie. C'est ce que j'ai fait. Ca a marché.

Heureusement, nous avons trouvé un resto pour nous accueillir, nous restaurer, nous réchauffer: normalement fermé, il a accepté de prolongé son ouverture pour nous (nous étions nombreux, heureusement).

Histoire de bien finir la journée, la montée et descente vers le resto incluaient une côte à 15% sur route fraîchement et abondamment gravillonnée. La journée de m….., quoi…

Tout le monde est bien rentré, heureusement :-)

mardi 10 décembre 2019

[ROADRIP Portugal] 15 Mai 2019 / Resende - Pena - Resende


15 mai 2019 - Resende - Pena - Resende



Pour cette première journée à Resende, nous nous accordons une grasse matinée bien méritée. L'heure du départ, car nous partons tout de même rouler, est fixée à 10h.

Quand je dis grasse matinée, il y en a un pour qui la nuit s'est arrêtée à 6h30 ce matin-là, c'est Olivier. Un pic vert s'est invité sur le bord de sa fenêtre et s'est mis à taper au carreau sans relâche. Olivier l'a filmé, le bruit est impressionnant, il faut le reconnaitre !

A 10h, nous enfourchons nos montures et nous prenons la direction du Sud, vers Gouveia. Vincent, Enrique et Romain participent à la balade sur leurs montures de location: des BMW GS, les grosses et les petites…

Après avoir fait le plein d'essence, nous attaquons de petites routes montagneuses, tantôt bordées d'une végétation rase, tantôt bordées de grands arbres qui deviennent rapidement des forêts. La végétation est généralement très colorée et ne manque pas de rappeler certains coins perdus du massif central, que ce soit au niveau des reliefs (forme et hauteur des montagnes) ou des couleurs de la végétation. Nous traversons de temps en temps de petits villages aux maisons blanches et aux toits rouges. Les routes sont chouettes mais parfois défoncée et réveillent mon mal de dos. 

Des petites routes comme ça, ça fait envie, non ?

A un moment, nous sommes passés par un site exceptionnel en altitude, un vaste plateau planté d'éoliennes dont la végétation, illuminée par une magnifique lumière, mélangeait harmonieusement des nuances de vert, de jaune et de violet. Malheureusement, nous étions en mode "Time Attack" et nous ne nous sommes pas arrêtés pour prendre des photos. Dommage :-(

De temps en temps, une pause s'impose...
Les couleur des paysages sont magnifiques !
On peut admirer des panoramas magnifiques...


... pendant que d'autres bricolent leurs moto...
...ou admirent les insectes locaux !
Nous effectuerons notre pause déjeuner à Pena où Enrique nous a déniché un petit resto improbable, perdu au fin fond de la campagne portugaise.   

Ladies & Gentlemen, let me introduce you to Peña ! 10 souls max !

Comme souvent au Portugal, l'accueil était au top (juste après le coup de fil de réservation, le restaurateur avait mis à cuire des chorizos pour l'apéro), la vue magnifique et la nourriture simple, mais merveilleusement bien préparée. Je me suis régalé avec une assiette de Bacalau a brasa.

Ca va bien se passer...

Ca va très bien se passer !
ce petit chorizo grillé qui nous attend me fait bien envie !
Après cet excellent repas, qui laissera un souvenir impérissable à tout le monde, on remonte sur les motos pour prendre la direction du retour.

ici comme en Corse, les vaches sont libres !
Cette fois la route est un peu moins jolie. On ne gagne pas toujours ;-)
Il y a beaucoup de virages, mais nous traversons beaucoup de zones urbaines sur la fin.
Dommage, mais ce fut une belle journée quand même !


lundi 9 décembre 2019

[ROADRIP Portugal] 14 Mai 2019 / Valladolid - Resende




14 mai 2019 : Valladolid - Resende



Panique !
Je n'ai pas entendu le réveil.
Je zappe le petit déjeuner.
Je mange les trois biscuits qu'il me reste et je prends une douche rapide, puis direction le sous-sol.

On charge les motos dans le parking, dans le noir. Le soleil nous illumine à la sortie. La journée s'annonce mieux qu'elle n'avait commencé pour moi…

On fait le plein avant de prendre la route. Le paysages qui défilent ont un air familier: de grands champs s'étendent à perte de vue, le sol est tout plat. On dirait la Beauce, avec quelques degrés en plus…

Pierre nous arrête après 50km. Soucis mécaniques avec sa vieille Africa Twin ? Non, pas, cette fois. Il a juste froid. Je regarde la thermomètre de ma Bellagio. Il affiche 13 degrés seulement. L'Espagne de mai n'est pas aussi chaude que mes souvenirs catalans de juillet-août…

Nous faisons une dernière pause café à Zamora avant de passer la frontière portugaise. A l'approche de la zone frontalière, la route se transforme, comme par magie. Exit les grandes lignes droites, les reliefs commencent à se creuser et les virages à s'amorcer. On traverse de petits villages un peu plus typiques où les femmes âgées s'habillent encore en noir et portent un foulard sur la tête.

Puis la frontière arrive: Miranda do Douro.  On gare nos motos devant le panneau d'entrée au Portugal afin de faire quelques photos souvenir. Lydia verse une petite larme d'émotion. On immortalise le moment, puis on repart, avec un grand sourire sous le casque.

Bientôt le bout du roadtrip !
Il fallait bien immortaliser le moment !

Nous prenons notre premier repas portugais à Mogaduro. Ce n'est pas un repas extraordinaire, car nous sommes dans un snack sans prétention, mais la gentillesse et la disponibilité des serveurs portugais contraste clairement avec la froideur de leurs homologues espagnols.

On passe ensuite au menu "superbes petites routes portugaises". Petites collines et routes sinueuses mais, en plein cagnard, on soufre de la chaleur. On a viré toutes les couches que l'on pouvait décemment enlever…
Le bateau de croisière rentre dans l'écluse. Il en ressortira 20m plus bas!

Notre premier contact avec le Douro se fait au niveau du barrage écluse de Valeira. Il est proprement Gigantesque ! Des bateaux de croisières fluviales y passent. Quelle est la hauteur de cette écluse ? 20m de haut ? C'est un ouvrage d'art extraordinaire et une belle prouesse technique, en tout cas…

On suit ensuite la vallée du Douro, au rythme de ses méandre, à admirer les vignes qui s'étendent le long de ses rives. Un dernier pot avant l'arrivée nous permet de discuter avec un voisin de table portugais venu faire une concentre de Goldwing...   En camping-car avec la moto sur la remorque.  No comment !
Arrivée dans la vallée du Douro et ses vignes caractéristiques.

L'arrivée au gîte s'est mal passée. c'est un mauvais souvenir.

Le GPS d'Olivier nous a envoyé sur la mauvaise route. Une route…, une rue, plutôt, qui descendait à pic vers le Douro (on a estimé une pente à 30% avec Hélène, car nous avons eu l'occasion d'emprunter des descentes à 20% dans la suite du trip. Elles étaient moins pentues) avec un revêtement défoncé et miné de gravillons.

Donc, crevés et déshydratés, nous avons emprunté cette route jusqu'en bas. Arrivés le long du Douro, force est de constater que nous sommes au mauvais endroit et qu'il faut faire demi-tour. Nous avons tous conscience que ça va être une vrai galère de remonter cette route: il va falloir gérer la pente, les gravillons, les virages en aveugle et les allées à droite et à gauche d'où peuvent surgir des véhicules…

Stress maximum, fatigue en plus !

Les filles se sont arrêtée dans la pente. Christophe appelle Hélène pour vérifier qu'elles ne sont pas dans le chemin. Il ne manquerait plus que l'on finisse avec une collision au moment de toucher au but!
Je me lance en premier. Ça passe. Je vois ensuite Christophe arriver: OK. Puis Lydia arrive dans la foulée, elle sort victorieuse de la côte, toute souriante. Olivier et Pierre finissent par arriver aussi. Christophe est ensuite redescendu chercher la moto d'Hélène.

Tout ça s'est déroulé à deux pas du logement. Il est situé à 700m de là. Accessible par une route pentue, soit, mais largement moins que cette mini montée impossible. La poisse…

Tout le monde fait bien la tête jusqu'à ce qu'Henrique apparaisse, tout souriant, tout joyeux ! Il va nous guider par la bonne route jusqu'à notre Airbnb. On est sauvés. Plus de galère !

Il est arrivé de France par avion dans l'après-midi, tout comme Vincent et Romain. Ils nous ont préparé un petit apéro à la maison. Il nous fera vite oublier le stress final de cette fausse route…

La maison est gigantesque,. Il y a des chambres à profusion, un gigantesque séjour, un terrasse avec une superbe vue sur le Douro, un baby-foot et un billard.

En bref: "Ca va bien se passer!" ( (C) Pierre Masen ) ;-)

Les journées des roadtrips, c'est comme à la fin d'Asterix: ça finit toujours par un apéro et un bon repas !


dimanche 8 décembre 2019

[ROADRIP Portugal] 13 mai 2019 / Arguedas - Valladolid


13 mai 2019 : Arguedas - Valladolid


 

Soleil au réveil ! On dirait que la pluie, c'est fini pour un moment. Probablement parce que nous avons passé les Pyrénées ? Et puis nous avons dormi à côté d'un désert, après tout…

Nous prenons un petit déjeuner copieux à la casa rural. Comme Olivier a réservé pour plus de personnes que de présents, la responsable de la casa nous a offert le petit déjeuner. Très sympa de sa part.

En revanche, en arrivant aux motos, Olivier constate qu'il s'est fait piquer les affaires qu'il avait laissées dessus durant la nuit. Partie la petite trousse à outils, mais surtout, parti le fameux Potcho Kytone qui nous avait évité de méchants coups de soleil dans le désert des Bardenas Reales, il y a 2 ans. Ca casse l'ambiance, d'un coup sec.

Comme on l'avait prévu la veille, on va tout de même faire un petit tour dans le désert des Bardenas Reales avant de reprendre la route. Pas plus mal, en fait, la lumière est belle et nous avons du temps devant nous: pas de stress.
On laisse nos valises et sacs de selle à la casa rural pour être plus libres de nos mouvements, et c'est parti!

Lydia reste sur place car elle est toujours KO. Sa côte fêlée lui fait encore passer des sales nuits :-(

La route qui nous sépare du désert est vite avalée et nous arrivons rapidement sur la piste.

Bella sur la piste : pas prévu pour, mais ça passe...

Avec des trails, évidemment, la piste, c'est facile !

Même en étant déjà venu sur place, ça reste un moment magique ! On passe une heure, peut être deux, à rouler, s'arrêter, filmer, photographier, puis recommencer un peu plus loin. Quel dommage que nous n'ayons pas un tel spot de photo en France (quoique…).

Comme dans un Western...
LE symbole des Bardenas Reales
Une dernière photo et on repart...

Au bout d'un moment, il faut tout de même se décider à reprendre la route. Nous récupérons Lydia et nos bagages, au passage, à Arguedas. Pierre prend alors le lead, et là…, comment dire…, l'application Michelin s'emmêle sévèrement les pinceaux dans les routes et nous fait rouler sur des pistes caillouteuses non goudronnées autour d'une zone industrielle. Pierre a pourtant sélectionné l'option "routes touristiques" et décoché les routes non goudronnées, mais rien n'y fait.

De toute façon, nous sommes déjà bien en retard sur le planning. Nous choisissons de prendre des routes roulantes pour rejoindre Valladolid, ce qui n'est pas un mal, considérant que nous traversons une zone d'agriculture intensive minée d'élevages de porcs en batteries (avec l'odeur qui va avec…) qui rendent la route inintéressante. Le seul moment sympa est la traversée de la Rioja où quelques vignes sont venues égayer le paysage.

Pour la faire courte: il fait 34°C, on crève de chaud, les paysages sont moches et les routes droites: on a hâte d'arriver.
Pause boisson : il fait super chaud !

La dernière pause, dans un petit troquet typique à 60km de Valladolid, était certainement le meilleur moment de cette étape de liaison: calme, repos, ombre et boissons fraiches. Nous en avions fortement besoin :-)

La petite anecdote du jour:  l'employée de l'accueil de l'hôtel annonce à Olivier qu'il n'a réservé que 3 chambres. Or, il en faut 5. Bref moment de panique… Olivier se rappelle finalement qu'il a été obligé de faire des réservations à d'autres noms que le sien. On essaye tous nos noms de famille et ça marche ! *ouf*

La soirée se finit dans un resto du centre-ville, à côté du la place de la mairie où la Shakira locale donne un concert gratuit…

samedi 7 décembre 2019

[ROADRIP Portugal] 12 Mai 2019 / Miélan - Arguedas


12 Mai 2019 : Miélan - Arguedas



Le programme du jour fait rêver: on doit passer 3 cols (dont le mythique Tourmalet) et se balader dans le désert des Bardenas… Enfin, ça c'est le programme sur le papier, car le trajet devra être adapté en fonction de la météo.

Réveil à 7h. Petit déjeuner à 8h.
Les nuages on finit de se déchaîner sur nous et sont partis en arroser d'autres. Le ciel est bleu et le soleil embelli le gîte de sa présence. La journée s'annonce bien !
Derniers préparatifs avant de prendre la route...

Seulement quelques kilomètres après avoir commencé à rouler on commence à voir les Pyrénées, majestueuses. L'allure est réduite, on profite de la beauté du paysage et on se réveille en douceur. On est bien…
Ca ne rigole pas quand il faut rentrer le trajet du jour dans le GPS, hein Olivier !
Bientôt dans les Pyrénées !

Arrivés au pied des montagnes, on commence notre ascension vers le Tourmalet. Une circulation dans les deux sens, de vélos et de voitures tempère rapidement notre fougue. La route change et se transforme progressivement : la végétation verte d'en bas cède progressivement la place à la caillasse et à la neige. La température au col n'est que de 5 degrés et un peu de vent augmente encore la sensation de froid. Bref: ça caille. On fait nos photos souvenir et on redescend.

Pierre, notre spécialiste de l'Andouille...
Le petit Poucet, version 2019: on est passés par là !

Nous arrivons à Luz Saint Sauveur. Il est 11h30. La pause-café que nous avions l'intention de prendre se transforme rapidement en pause repas. Les raisons ? On est en terrasse au soleil, on est bien, on n'a pas envie de partir et le froid nous a creusé l'appétit. Un repas léger nous permet de compenser le cassoulet de la veille (ne le répétez pas à Madame: j'en avais repris…).

On grimpe ensuite vers les deux autres cols du jour: le col de l'Aubisque, que nous n'avions pas pu atteindre il y a deux ans pour cause de travaux, et le col du Soulor.

Le col de l'Aubisque, en fait, nous ne le franchirons pas non plus cette année. La route est barrée et des cyclistes qui ont tenté le passage nous disent que la neige recouvre encore une bonne partie de la route. Il faudra donc revenir une autre fois…

Pas d'Aubisque aujourd'hui: c'est fermé !

Le détour que nous devons faire pour atteindre l'Espagne nous fait tout de même passer par de jolies routes. A défaut de col, nous traversons de jolies gorges avant d'atteindre l'Espagne.
Dernier souvenir des montagnes...

Le passage de la frontière se fait à un col pas très sexy. Il est marqué par un panneau bleu constellé d'étoile. Pas de belle photo à faire. On ne s'arrête pas. On redescend vers la plaine. On emprunte une route nationale. Quelques radars nous scrutent au passage, mais sans nous prendre en photo.

On reprend les petites routes: des routes forestières bordées de pins serpentent dans une de forêt rase et plutôt sèche. On arrive, tout à coup, sur une route complètement défoncée. Ça dure bien 30km. Mon amortisseur arrière n'est pas assez efficace. Mon dos me rappelle rapidement qu'il n'apprécie pas non plus, mais je ne peux pas me plaindre: Lydia doit subir le même calvaire avec sa côte cassée…

Heureusement, on arrive ensuite sur une route plus lisse, dans la province de Huesca. Elle serpente le long d'une rivière. On m'a dit qu'elle n'était pas indiquée comme étant une route verte sur les cartes Michelin, mais elle mériterait bien de l'être, je vous assure !
La montagne, c'est fini. On attaque les plaines espagnoles.

Les paysages qui s'offrent à nous, par la suite, ressemblent un peu à de larges canyons creusés dans un plateau de roche rougeâtre, riche en fer. La couleur rouge contraste avec le vert des plantes qui pousse par-dessus. Très joli! (mais pas de photos :-( timing serré oblige).

On fait une dernière pause à Ayerbe. On s'aperçoit qu'il est trop tard pour aller jouer dans le désert des Bardenas Reales. On file donc directement Arguedas, notre destination du jour; le plus rapidement possible.

Et là, les choses se gâtent. On roule par vent de travers avec le soleil dans les yeux. On n'y voit rien car le soleil commence à être bas sur l'horizon en ce début du mois de mai. Heureusement, le trajet s'effectue sur de longues lignes droites. Enfin, droites… la route, oui, nos trajectoires, moins car, poussés par d'énormes rafales, nous devons sans cesse corriger notre direction pour garder notre droite.
D'énormes parcs d'éoliennes bordent la route. On comprend pourquoi, tant on doit s'accrocher à nos motos!

De temps en temps, on voit des bâtiments isolés vite suivis par des odeurs putrides. La région est minée d'élevages intensifs de porcs, dont l'odeur de purin sature l'atmosphère. Pas de population autours. On comprend pourquoi les éleveurs peuvent se permettre de telles horreurs.

On arrive à la casa rural à la tombée de la nuit. La déco est très espagnole Les boiseries peintes dans un vernis très sombre contrastent fortement avec le blanc des murs. Chacun a sa chambre, sa salle de bain. Ca simplifiera le départ du lendemain.

Détail amusant : nous avons pris notre repas du soir au même resto qu'il y a 2 ans. Bon, il faut dire que les restaurants ne se bousculent pas dans la ville et que c'est le seul ouvert, en ce dimanche soir…